Se positionner en leader

Apr 9

Il n’est jamais simple de se positionner en tant que leader, savoir fédérer les équipes, les rassembler et leur faire traverser les moments difficiles est une tâche compliquée et c’est encore pire aujourd’hui à cause du Covid. 

La question qu’on se pose : est-ce que le leadership est quelque chose que l’on peut développer sachant que c’est censé être naturel ?  La bonne nouvelle est OUI ! 

On vous partage un ADN en 10 points qui vous permettra dès aujourd’hui de commencer à travailler sur votre leadership petit à petit.       


  • Tout d’abord il faut travailler sur sa vision. Quand on parle de la vision, c’est être capable de donner du sens à tout ce que l’on fait en tant que leader, quelles que soient les décisions qu’on doit prendre. Et souvent donner du sens revient effectivement à expliquer et donner un « pourquoi ? ». Cette capacité-là à donner toujours du sens aide à traverser les difficultés.

    Mais que se passe-t-il s’il n’y a pas de sens ?  Dans ce cas, on commence à avoir des problèmes en tant que leader puisque automatiquement cela va couper la communication et on peut tomber dans le côté autoritaire.


  • Le deuxième facteur c’est la confiance en soi. Elle est basée sur la quantité de certitude qu’on peut avoir sur un sujet. C’est tout à fait normal parce que comment quelqu’un est censé nous emmener s’il n’a pas de certitude ? Globalement ce qui nous intéresse c’est à la fois de travailler beaucoup plus et de faire penser à enlever tous ces doutes sur un sujet et les remplacer par de la connaissance et les certitudes.


  • Le troisième facteur, ce sont les valeurs. Les valeurs c’est un élément qui peut nous aider à communiquer les choses plus facilement et à maintenir la cohésion ainsi que renforcer l’esprit d’équipe. On les utilise souvent mal puisqu’on n’a pas forcément de compréhension du fait que ça peut être un élément courant même dans notre quotidien. Par exemple, quand on parle de responsabilité ce n’est pas juste un mot, ça peut être quelque chose qu’on vit au quotidien et qui nous empêche d’agir d’une certaine façon. Quelqu’un qui se dit que son travail doit être excellent a une valeur d’excellence, il s'interdit de livrer des résultats qui ne sont pas bons. Donc, ce qui est intéressant ce n’est pas d’imposer des valeurs à l’équipe mais c’est de faire renaître des valeurs chez les personnes. 


  • Le quatrième point de l’ADN c’est la responsabilité. On est ici sur deux éléments intéressants. Tout d’abord c’est la capacité d’assumer, en d’autres termes ne plus avoir peur des erreurs que l’on peut faire. Quand on est capable d’assumer, on fait une erreur, on assume et on continue parce qu’on sait que tout le monde a le droit de se tromper mais globalement on n’est pas si mauvais. Le deuxième élément intéressant c’est d’agir en “personne morale”. Quand tu t’énerves dans une situation en tant que leader, cela veut dire que tu as oublié que tu étais la “personne morale”. Donc ce qu’il faut faire c’est de prendre de la distance, ne pas s’énerver et ne jamais prendre cela comme une attaque personnelle mais comme quelque chose qui est dirigé vers ton poste. 

    Si un leader n’est pas responsable il doit se justifier et s’il se justifie l’équipe ne pourra jamais avoir une confiance en personne qui est toujours en train de trouver des excuses.


  •  Le cinquième point c’est tout ce qui touche à la légitimité. C’est notre capacité à prendre la posture. Quand un leader ne se sent pas légitime parce qu’il est plus jeune que les membres de son équipe, il devient difficile pour lui de prendre le lead sur ses collaborateurs et de les emmener vers les objectifs. Mais on peut travailler sa légitimité. 


  • Le sixième facteur c’est la persévérance. Quand une personne n’est pas persévérante on a l’impression qu’elle change d’avis toutes les cinq minutes et en tant que leader on n’a pas droit à cette erreur. D’un côté, il faut donc choisir les bons combats, c’est-à-dire à quel moment il faut persister sur un objectif, ne pas le lâcher et l’atteindre. De l’autre côté, il faut aussi être capable de changer un objectif s’il n’est pas atteignable.


  • L’autorité. Si un leader ne prend pas d’autorité, cette place sera prise par quelqu’un d'autre et donc il va se créer des ennemis. Il y a donc deux compétences à avoir : savoir utiliser la force et l’autorité naturelle qui est définie par la compétence qui crée ce lien d’autorité.


  • Les deux points qui vont ensemble c’est la communication et l’empathie. Premièrement, il est important de communiquer avec les personnes dont on a la charge pour qu’elles sachent qui est le leader. Deuxièmement, le leader doit être capable d’être bienveillant envers ses équipes et ne pas utiliser exclusivement l’autorité mais aussi l’empathie.


  • La dernière des choses à travailler c’est son exemplarité – la capacité à tenir ses engagements. Donc, même si un leader prend moins d’engagements ce n’est pas si important jusqu’à ce qu’il les tienne.